19 comme porte-bonheur

source l'est eclair

Auteur : Christophe MALLET

Article paru le : 7 octobre 2009

 

Frédéric Vieillot, le 19 comme porte-bonheur

 

Le « Titi parisien » de l'Estac a signé son premier contrat professionnel lundi. Un rêve qu'il caresse depuis qu'il a sept ans

 

Frédéric Vieillot est un jeune homme de parole. Quand il avait sept ans, il a juré à son papa que, lorsqu'il serait grand, il ferait footballeur professionnel comme métier. Lundi après-midi, son vœu s'est exaucé, sa promesse s'est concrétisée.

Forcément, Dominique, ce père qui l'a « baladé et soutenu » pour que le rêve devienne réalité, était aux premières loges au camp du Moulinet, lorsque le fiston a apposé sa signature au bas d'un contrat qui lie désormais l'Estac au joueur. Un an, plus deux autres supplémentaires en cas d'accession en Ligue 2.

À 19 ans, Frédéric Vieillot a atteint son premier but. « Je n'ai pas de mot pour définir mon bonheur. C'est beau, tout simplement. » Et, au moment de choisir le numéro qui sera désormais floqué dans son dos jusqu'à la fin de saison, il a naturellement opté pour le 19, celui de son âge.

S'il est exagéré de parler d'ascension fulgurante, la trajectoire de ce néo-pro suit tout de même une courbe progressive rapide. Il n'est pas si lointain le temps où les recruteurs troyens étaient allés le débaucher dans les rangs des 15 ans au Racing Paris.

 

« Prêt à assumer »

 

« J'avais marqué 26 buts en 23 matches, mais je ne savais pas que Troyes s'intéressait à moi. Quand on m'a demandé de rejoindre le centre de formation, je n'ai pas hésité », se souvient celui qui a fait ses débuts à Clayes-sous-Bois puis à Versailles. À l'Estac, il a passé une saison chez les 16 ans d'Emmanuel Beauchet, une autre avec les 18 ans de Claude Robin, puis l'avant-dernière en CFA 2 sous les ordres de Thierry Boquet.

« Ça va vite, mais ça ne me fait pas peur. Je suis prêt à assumer ce contrat. » Derrière ce visage encore poupon se cache une détermination palpable, de celle qui fait la force d'un attaquant. « J'ai toujours cette volonté de « tuer » le but », ose ce fan du Paris-SG et… de Hoarau.

Depuis le début de saison, son obsession de marquer a été assouvie. Contre Nantes, il a signé son premier but chez les pros. « Mémorable ! ». Et son premier doublé est arrivé illico presto contre Beauvais. « Magique ! »

Frédéric Vieillot vit sur son petit nuage, mais il n'en perd pas le sens des réalités. Car ce premier contrat n'est pas un aboutissement. Plutôt un nouveau départ. « Tous les jours, j'apprends au contact de Jérôme (Lafourcade), Titi (Buengo) ou de Grégory (Bettiol). J'ai le sentiment d'avoir beaucoup progressé, notamment dans ma protection de balle. »

Même avec ce nouveau statut de néo-professionnel, le jeune homme n'oublie pas qu'il est encore en formation et que sa carrière ne fait que commencer. Ses objectifs personnels, il les place derrière ceux du collectif. « Je veux m'émanciper sous les couleurs de l'Estac et accéder à la Ligue 2. Je ne me projette pas plus loin. » Et comme Frédéric Vieillot est quelqu'un pour qui la parole donnée compte, on peut lui faire confiance pour donner le maximum de ses possibilités.


20/12/2009
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